Méritons nous d'être heureux?
Et d'abord, peut on seulement dire ce qu'est le bonheur?
Ne tombons pas dans les lieux communs et les expressions surfaites qui veulent que l'argent ne fait pas le bonheur, que tant qu'on a la santé tout vas bien...
Si nous demandons à quelqu'un, choisi au hasard, s'il est heureux, la plupart du temps il nous répondra poliment oui. Si vous le connaissez un peu plus, alors les vraies réponses apparaissent. On vous répondra que le genoux fait souffrir le martyr, que la vie est trop chère et que le rêve est hors de portée. Que le mari ne considère pas assez sa femme, que le père ne comprends pas sa fille, que le patron ne juge pas l'employé à sa juste valeur...
Que de désagréments en vérité... Que cela doit être dur à surmonter pour nos frêles épaules... A croire que le destin, la vie, la nature elle même se liguent contre chacun de nous...
Et alors nous nous complaisons dan notre douleur,
Et alors nous nous complaignons dans notre misère...
Misérable que nous sommes...
Comment expliquer alors que la notion même de bonheur existe? L'avons nous créer de toute pièce, comme un paradis inaccessible et utopique?
Il est vrai que l'Homme se plait à toujours croire qu'il existe une "vie meilleure"... Apres la mort par exemple, si nous avons bien accompli les rites et si nous avons eu foi en Dieu...
Comme il est aisé de naviguer sur le mal être des gens, sur leur aveuglement, puis de le cultiver, et de laisser croire que l'enfer est ici.
Et quand ce n'est pas la religion, c'est la société qui essaye de nous faire croire que ce que nous avons n'est pas suffisant, qu'un monde meilleur existe. Et que nous devons sacrifier au nouveau Dieu-Economie, tout sacrifier pour espérer atteindre le "rêve" que l'on nous vends... Cette U-topia.
Littéralement, ce lieu qui n'existe pas.
Mais certaines Ames se sont éveillées, certains Hommes se sont réveillés. Ceux là sont heureux, ils vivent, ils ressentent.
Je pense que notre bonheur à tous est là, tout près, à portée de main. Dans le goût d'une fraise des bois sur notre langue, le parfum d'une rose, la douceur de la peau d'une femme, l'harmonie du Requiem de Mozart...
Ce bonheur simple mais Ô combien magnifique et puissant nous tend les bras, nous attend. Il n'est ni jaloux ni impatient. Il ne demande qu'une chose, que l'on veuille s'attarder quelques secondes pour le gouter.
Alors j'ai décider de répondre à son appel,
J'ai décide de vivre,
J'ai décide de ressentir,
Enfin comme ce cher Voltaire,
J'ai décidé d'être heureux.
Parce que c'est bon pour la santé.
Le bonheur est il incompatible avec les genoux qui "grincent", la vie trop chère etc?
RépondreSupprimerJe n'en suis pas sûr, je crois que le "propre" du bonheur c'est, justement, d'exister malgré tout les désagréments de la vie.
Nous ne sommes en réalité que notre propre frein au bonheur, il ne tiens qu'à nous de le saisir.
Et ça me fais franchement plaisir de voir que tu décides d'être heureux et peut être par certains côtés d'être tout court... :)
Le bonheur c'est quelquechose à laquelle on aspire, vers laquelle on tend..effectivement il est difficilement descriptible,surtout propre à chacun et jamais absolu..
RépondreSupprimerJe crois que pour prendre conscience des choses et surtout de leur valeur, malheureusement des fois où il faut les perdre,pour savoir d'autant plus les apprécier..en résumé (pour moi ) le malheur est indissociable du bonheur..ça peut paraitre une conception pessimiste...mais non au contraire c'est ce qui nous permet de relativiser le négatif ou au contraire d'apprécier pleinement le positif...