vendredi 21 janvier 2011

Sommes nous vivant?

Il est amusant de remarquer à quel point nous sommes aveugles, insensibles au monde qui nous entoure.

Bernard WERBER, que je qualifierais de vulgarisateur et de catalyseur de conscience, nous apprend, dans "le miroir de Cassandre", une technique qui parait à première vue toute simple. Mais qui pourtant se révèle être d'une complexité incroyable.

Imbus de nous mêmes, de notre "supériorité", nous sommes en fait doués d'inconscience.

M. WERBER nous propose le jeu des cinq sens, qui consiste à se focaliser sur les sensations que nous renvoie un seul de nos cinq sens. De passer de l'un à l'autre, puis de tous les réunir.

Cela peut vous paraitre aisé, mais essayez seulement. Et vous verrez à quel point nous sommes sûrs de nous.

Mais le jeu en vaut la chandelle, car une fois que nous arrivons au résultat, alors notre perception n'a plus de limite, nous prenons conscience, nous Ressentons, nous Vivons.

Sénèque disait:

" Hâte toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie "

Il est effrayant de voir à quel point nous avons oublié de vivre. Et vivre c'est ressentir, c'est voir le Beau en toute chose, c'est entendre, gouter, sentir la magnificence de ce que nous offre ce monde.

Et nous pauvres humains, dans notre orgueil démesuré, nous n'hésitons pas à saccager, à fouler du pied ce qui est beau.

Combien sommes nous à voir?
Combien sommes nous à vivre?

1 commentaire:

  1. Peu... Nous sommes peu à voire et vivre...

    Par ce qu'on ne nous apprends plus à prendre le temps de "voir", observer et vivre, et on nous apprend un peu trop que c'est juste ne rien faire, donc une perte de temps, et qu'il y a surement "mieux" à faire, en tout cas des choses plus productives...

    Ce qui est le plus effrayant à mon sens, outre le fait d'avoir oublié de vivre, c'est de voir combien il est difficile, (de par la société et ses dictats, de par le regard et le jugement des autres) à ceux qui ne l'ont pas oublié, de l'appliquer et de l'entretenir.

    C'est effrayant de constater qu'à trop vouloir évoluer on en a oublié d'entretenir certaines valeurs, certaines connaissances, certaines sagesses, pourtant tellement fondamentales... De constater que si l'homme a évolué par certains côtés, il en a régressé d'autant, et peut être même plus, par d'autres...

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